Prises de son live ou studio
Captation vidéo
Montage, mixage, mastering restauration sonore
Duplication, pressage CD et DVD
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1992 : Yamaha DMC 1000

DMC1000

Ma première console numérique...

YPDR601

Venant idéalement compléter le(s) DD1000, la DMC-1000  avait déjà tout : faders motorisés, automation, égalisation...

Et avec l'YPDR 601 (comme Yamaha Professional Disk Recorder) la gamme était complète : enregistrement, montage, mixage, gravure CD... 

Superbe console que cette DMC1000!

Un bébé qui pèse son poids, mes reins s'en souviennent encore quand il a fallu la monter au 2eme étage chez Centreville avec un ascenseur en panne.

Console in-line, egalisation 3 bandes full paramétrique, automation, total recall, tout y était, à part le poids..

Pour obtenir de telles possibiltés, il fallait à l'époque investir dans Studer, Neve, SSL ou AMS. Ce qui fait que je me suis très vite attiré l'amitié des directeurs financiers des studios de post-production. Pour un zéro de moins du bon côté de la virgule, on créait un studo son full numérique et tapeless...

Deux DD1000 (avec la DL1000 qui pilotait plusieurs DD1000 en SCSI) et une DMC1000, on devenait le roi de la post-prod.

Mais la transition ne s'est pas faite sans mal.

Devant la frilosité des ingé-sons de l'époque, il a parfois fallu construire diplomatiquement un double studio analogique/numérique, avec une petite console analogique "au cas où". Il m'a aussi fallu installer le DD 1000 à côté d'un vieux 24 pistes et d'un synchroniseur, le DD1000 servant, je cite, pour "les micro-montages".

Inutile de dire que ces magnétophones 24 pistes et consoles analogiques n'ont jamais servi...

maison klaus

Mais la DMC1000 fut aussi ma deuxième rencontre avec Klaus Blasquiz.

Môssieur Klaus, je l'avais rencontré la première fois lors d'un voyage en Italie chez Bontempi, qui gérait aussi Farfisa, Pearl, etc...

Après un copieux repas, je sors du restaurant prendre l'air et je m'assois sur une balancoire. Il y avait de l'autre côté un grand poilu que je connaissais sous le nom de Klaus. 

 

On commence à se balancer en rigolant, et je lui demande son nom. Il me répond "Blasquiz, Klaus Blasquiz".

"Quoi, tu es en train de me dire que je fais de la balancoire avec LE Klaus Blasquiz, celui de Magma?"

J'étais (et je suis toujours) un grand fan de Magma. Ma batterie était une Gretsch, comme celle de Christian Vander, et mes baguettes des Grestsch 3D, car je l'avais vu un jour en acheter un gros paquet chez Central-Rythmes...

J'étais très intimidé de me retrouver en façe du chanteur de Magma..

thierry lebonJ'ai retrouvé Klaus à propos de la DMC1000. Il y avait un projet nommé "Le Grand Son", géré par Thierry Lebon, qui consistait en une captation sonore octophonique. Klaus m'a demandé de participer à l'aventure, car j'étais l'un des seuls à bien connaître la DMC1000, et pour cause.

Ce fut une grande aventure dans les locaux de l'IRCAM.

Certains passaient leur temps à jouer au ping-pong, pendant que les autres enregistraient et que moi, je travaillais comme un malade sur l'automation des panoramiques.

Le résultat était impressionnant, et je vous jure qu'on avait le réflexe de baisser la tête quand on faisait une écoute de l'enregistrement sur les enceintes multi-points... 

anonyme

Une dernière anecdote : Yamaha nous avait infligé un nouveau directeur commercial, totalement ignare en matière de post-prod.

Lors de l'installation d'une nouvelle version du logiciel, je lui ai dit :

"C'est génial, depuis que les développeurs ont branché la souris sur les sorties AES-EBU, ca sonne beaucoup mieux".

 Et lui me répond tranquillement : "Oui, ils ont beaucoup travaillé sur ce projet"

Il n'est pas resté longtemps chez Yamaha, mais, charité oblige, il restera anonyme...

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